L’objet de la pétition pour un moratoire

Compte tenu des résultats alarmants de l’étude du professeur Gilles-Eric Séralini et son équipe soutenus par de très nombreux scientifiques du monde entier, et sur la base de la stricte application du principe de précaution dans un domaine touchant à la santé publique
Les organisations de la société civile et les consommateurs citoyens soussignés exigent des pouvoirs publics qu’ils procèdent à :

  • la mise en place d’un moratoire sur l’importation de tous les OGM qui se retrouvent dans l’alimentation animale en grande quantité, et en particulier du maïs NK 603 et de l’herbicide RoundUp
  • la remise en cause de façon transparente et indépendante (après communication des tests toxicologiques actuellement tenus secrets au motif inacceptable de secret de fabrication) de toutes les autorisations de mise en marché accordées aux plantes génétiquement modifiées du fait de l’insuffisance et l'inadéquation des tests et des protocoles adoptés.

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> JE SIGNE LA PETITION >>>>>>>>>>>>>

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Pour en savoir plus :

Le contexte justifiant un moratoire

La publication de l'étude du professeur Gilles-Eric Séralini et son équipe concernant les effets sur la santé d'un OGM, le maïs NK 603, et de son herbicide associé le Roundup, a fait le tour du monde et a entraîné la stupéfaction et l'inquiétude des consommateurs ainsi que de très vives réactions de l’industrie agrochimique et d'un certain nombre de scientifiques. Dans son étude, qui a reçu le soutien et les critiques positives de plus de 300 scientifiques de 33 pays et 5 continents, le professeur Séralini met en évidence l'insuffisance inacceptable des protocoles toxicologiques et le laxisme des instances nationales et internationales donnant les agréments de mise sur le marché (AMM) ou de mise en culture. Les enjeux de santé publique sont suffisamment importants et graves pour que soient revus les protocoles d'études toxicologiques portant sur la chronicité, tant pour l'OGM que pour l'éventuel herbicide associé dans le cas des plantes manipulées génétiquement (PGM) pour devenir tolérantes à celui-ci, ici le Roundup. A l’avenir un recours, dans la mesure du possible, à des méthodes d’expérimentation bio-alternatives ne devrait pas être écarté.

Le principe de précaution

Pendant le temps nécessaire à ces réévaluations – recommandées notamment pour le maïs NK603 par les agences d’évaluation françaises, le haut conseil des biotechnologies (HCB) et l'agence d’évaluation sanitaire des aliments, de l’environnement et du travail (ANSES) – il serait irresponsable de continuer à les consommer et de ne pas appliquer le principe de précaution. Selon la communication du 02/02/2000 de la commission européenne sur le recours au principe de précaution : « le principe de précaution peut être invoqué lorsqu’un phénomène, un produit ou un procédé peut avoir des effets potentiellement dangereux, identifiés par une évaluation scientifique et objective, si cette évaluation ne permet pas de déterminer le risque avec suffisamment de certitude ».

L'association Bio Consom'acteurs et son comité de soutien (liste ci-dessous) vous appellent à signer la pétition.
Antoine (chanteur navigateur, cinéaste), André Aschieri (maire de Mouans-Sartoux), Claude Aubert (ingénieur agronome), Jacky Blanc (président de la Coopérative de finance éthique), Jacques Caplat (agronome, auteur), Jérôme Celle (président du directoire de Celnat), Cyriaque Crosnier-Mangeat (fondateur d’Agrosemens), Valérie Cupillard (créatrice et consultante culinaire bio), Eric Darche (naturopathe spécialisé en nutrition), Philippe Derruder (consultant en économie et monnaies alternatives), Philippe Desbrosses (docteur en sciences de l’environnement, écrivain), Alain Duez (directeur de la rédaction de L’âge de faire), Marc Dufumier (ingénieur agronome, expert auprès de la FAO et de la Banque Mondiale), Laurent Espinosa (fondateur du journal Human& Terre), Maud Fontenoy (présidente de la fondation éponyme, porte-parole de l’Unesco pour les océans), Pierre Gevaert (agronome, conseiller en agroécologie), Jean-Paul Jaud (réalisateur), Marc Jolivet (humoriste), Henri Joyeux (professeur de cancérologie et de chirurgie digestive), Denis Lairon (directeur de recherche à l’INSERM), Michaël Latz (maire de Correns), Lylian Le Goff (médecin nutritionniste), Dominique Marion (président de la Fnab), Yves Michel (éditeur), Jean-Loup Mouysset (cancérologue oncologue), Yann Olivaux (Biophysicien, conférencier), Jacques Olivier (maire du Thor et conseiller général du vaucluse), Jacques Pelissard (maire de Lons le Saunier), Pierre Rabhi (philosophe et agronome), Marie-Monique Robin (journaliste d’investigation, réalisatrice), Laurence Salomon (chef cuisinier et naturopathe), Gilles-Eric Séralini (enseignant-chercheur), Joël Spiroux (président du CRIIGEN), François Thiery (agriculteur, président de l’Agence bio), François Veillerette (porte-parole de Générations Futures), Christian Vélot (chercheur, docteur en biologie), Denise et Daniel Vuillon (maraîchers, initiateurs des AMAP).